Petite présentation de mes trois jours de travail à Chaumont.

Comme à chaque demande il existe d'innombrables solutions, dont la justesse dépend de son public et de son environnement, alors je pense qu'il n'est pas nécessaire de se crisper autour d'une idée (qui serait la première venue par exemple) :-) Surtout à Chaumont où l'ambiance de travail est euphorisante!
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Tout d'abord, il me paraît important de faire exploser le sujet
'réchauffement climatique'. Parce que ce n'est qu'une conséquence, je sais que l'on ne modifiera rien sans traîter le problème à sa base. Pour moi, nul doute que le problème est l'homme : son pouvoir et sa culture. Alors voilà ce que je veux fustiger, incendier, démanteler.
Le fric

L'argent et sa puissance virile et dangereuse sont représentés par une pyramide pointue, monumentale. L'homme vient s'y empaler, éventré par sa propre création.
Consommez plus

Parmi les 'armes' du graphiste, il y a l'assemblage. Contracter la rencontre d'une image et d'un texte crée un sens propre, que l'individu 'lecteur' se construit lui-même.
Ici, l'ambiguïté contenue dans le slogan (typé publicitaire) est tout de suite arrétée par une ironie cynique qu'amène le dessin grinçant.
Croissance

Petites narrations qui ne peuvent pas avoir la force d'être affiche, car elles sont narratives ; ce sont, au mieux, des dessins de presse.
Vive le CO²
Comme dans '
consommez plus', l'association entre un slogan négationniste et un dessin terrifiant, représentant l'inhumain, crée un cynisme qui voudrait faire réagir.
"Qui c'est qu'a pété?"
Après avoir revisionné le film d'Al Gore, dont le 'je-m'en-foutisme' américain nous renvoie à notre propre système, j'ai voulu montrer toute notre hypocrisie (et notamment celle des puissants). Ou comment nier l'évidence pour, tel un gosse, se déculpabiliser. Les médias relayeront.
J'ai longtemps hésité à rendre cette proposition, mais à l'humour j'ai préféré m'approcher de la violence explicite.
L'ogre


Mon choix final s'est porté vers une image que je voulais marquante, impressionante. Je me suis rappelé de ces affiches de propagandes comme la pieuvre soviétique dévorant l'europe, ou le Gargantua de Daumier, des images croisées dans mes livres scolaires pendant mon enfance et à jamias présentes dans mon esprit.
Je voulais taper du poing, taper haut, ne pas être dans l'anecdote (même si c'est ce qui gagne à Chaumont), ne pas faire une image devant laquelle on puisse fuir, nier la réalité, une image qui écoeure par la vérité qu'elle transporte.
Par ici pour voir l'affiche finale.