
Parmi les références sur lesquelles Samuel Bonnet s'appuie pour son article sur les liens entre l'art et les pratiques du graphisme en France, j'ai pu retrouver une conférence donnée aux Arts Déco le 25 janvier 2007. La sociologue Nathalie Heinich était venu nous parler du statut de l'artiste, à travers l'histoire
et les différentes mythologies développées.

Le photographe du Minnesota Thomas Allen met les histoires
en volumes. Les pop-ups n'ont qu'a bien se tenir!

J'imagine que nombre de mes visiteurs doivent déjà connaître
les 5.5 Designers mais j'ai été tellement agréablement surpris par leur site que je vous le mets en lien.
Je ne parle pas du design graphique du site (très simple) mais
de la manière dont ils présentent leurs travaux, avec nombre
de photographies et des notes d'intentions. Cela laisse ensuite
la place à une gourmandise visuelle qu'ils associent à un vrai
souci des différents intervenants de l'objet (que ce soit
l'utilisateur ou l'ouvrier). Sans oublier une recherche attentive
sur les techniques de fabrication qu'ils emploient.
Chouette!

Nicolas est un homme, et pas un ****. Gloire à lui.
Le plus beau battle de tout les temps, merci Kader.

- Mais où est Fréderic Alzéari?
- Il est à Dubaï.
- Pourquoi?
- J'en sais rien.
- Et...?
- Et bien Aladdin, si tu es si curieux va voir de temps en temps son site!
L'Italie de la mode se mobilise contre la tyrannie de la beauté filiforme. Le gouvernement a réussi à convaincre les professionnels de la mode de s'impliquer dans une démarche d'"autoréglementation contre l'anorexie". A la demande de la ministre de la jeunesse et des sports, Giovanna Melandri, les deux associations les plus représentatives du secteur - la Chambre nationale de la mode italienne et Alta Roma - ont participé à l'élaboration d'un code éthique qui sera officiellement signé vendredi 24 décembre.
Par ce texte, le milieu de la mode s'engage à ne plus faire appel, pour les défilés comme pour les photos, à des mannequins de moins de 16 ans ni à des jeunes femmes qui pourraient souffrir de "troubles alimentaires". Les fédérations signataires s'engagent à "protéger la santé des mannequins" en exigeant de leurs adhérents "un certificat médical qui tienne compte des critères scientifiques et des diagnostics en matière de désordres alimentaires, parmi lesquels l'indice de masse corporelle". Ainsi, une jeune fille qui n'aurait pas au moins 18 d'indice de masse corporelle, soit un poids de 53 kg pour 1,72 m, ne sera plus admise sur les podiums italiens. Un barème de sanctions est prévu par les associations signataires.
"La nécessité de cette démarche s'est imposée à moi lorsque j'ai reçu sur mon bureau des statistiques montrant que 60,4 % des collégiennes, entre 12 et 14 ans, souhaitaient être plus minces qu'elles étaient et qu'une sur cinq avait déjà fait un régime, explique Mme Melandri. Il n'est pas possible d'avoir un seul canon de beauté, la minceur, d'autant que la limite avec la maigreur pathologique est vite franchie." En Italie, environ 3 millions de personnes, pour la plupart jeunes et de sexe féminin, ont des problèmes d'anorexie ou de boulimie.
"BEAUTÉ SOLAIRE"
L'idée de Mme Melandri était de "revaloriser un modèle de beauté sain, solaire, généreux, méditerranéen que l'Italie a historiquement contribué à promouvoir au niveau international". Pour cela, elle a convaincu les professionnels de la mode de "ne pas rester indifférents" aux ravages de l'anorexie et de "réfléchir aux moyens de diversifier les canons de beauté".
Par le "manifeste d'autoréglementation contre l'anorexie" qu'ils ont conclu avec le gouvernement, les industriels de la mode s'engagent à introduire systématiquement des tailles 42 et 44 dans leurs collections - près des deux tiers des Italiennes s'habillent en 40 et au-delà. "Nous croyons que la tentative d'élaborer un modèle esthétique plus plantureux est importante du point de vue culturel et moral mais aussi productif du point de vue commercial", écrivent les signataires.
Les règles édictées par ce manifeste devraient s'appliquer dès les prochains défilés de mode féminine, du 27 au 30 janvier à Rome et du 17 au 25 février à Milan. Certes, l'engagement n'oblige que les adhérents des organisations professionnelles italiennes, mais la ministre espère que l'initiative "créera un climat favorable". Président de la Chambre nationale de la mode, Mario Boselli est persuadé que "cette attitude constructive sera suivie par d'autres organisations soeurs dans le monde".
Enfin, les signataires de ce code éthique s'engagent à aider les institutions et les associations médicales spécialisées dans les pathologies de l'adolescence "en participant aux campagnes de communication qui visent à modifier positivement les modèles esthétiques inspirateurs d'identité et de comportements sociaux".
Pour Stefano Dominella, président d'Alta Roma, le monde de la mode a adhéré à l'initiative du ministère de la jeunesse "pour ne plus être montré du doigt comme responsable des faits divers récents". Un mannequin brésilien de 18 ans est mort, le 15 novembre, des suites de son anorexie. "Je reste convaincu que la mode n'est pas le vrai problème", estime-t-il. D'ores et déjà, une campagne de sensibilisation est lancée en Italie auprès des agences de mannequins, des agences de photos et aussi de la presse spécialisée pour qu'elles adhèrent au manifeste.
