


Ordre, désordre
proposition de scénographie sur un sujet de Dirk Behage
et Pierre Bernard - maquette de 60 x 60 x 60 cm - avril 2007.
Le deuxième semestre de la troisième année Design graphique / Multimédia est consacré aux liens entre graphisme et espace.
Ce sujet est un exercice de mise en espace de notions s'opposant (ordre et désordre, cauchemard et rêve,...). Un sujet d'apparence très libre dont la seule contrainte est une maîtrise de nos signes et de leurs sens. Un bon graphiste est avant tout un fin sémiologue, quels que soient ses outils!

Pour ma part, j'évoque l'ordre comme une hiérarchie, régissant, découpant notre société. C'est la base d'un système déshumanisé où des silhouettes amorphes se retrouvent placées malgré elles. Le lieu se voudrait quelque peu angoissant par son vide.
L'ordre est gravé à même le sol, ancré dans notre terre comme dans notre culture. La matière retirée est cependant restée, c'est un résidu non traité.
Arrive ensuite l'Homme, le visiteur, l'acteur. C'est lui qui amène la vie, en même temps que le désordre. Par son imaginaire, par son intelligence, par ses déplacements, il casse la rigueur précédente.
Le désordre c'est une lutte et j'ai voulu la provoquer ; de tableaux représentant la prise de la Bastille au mur, de débris au sol pouvant s'utiliser en armes ou projectiles, de l'inertie inquiétante l'environnant, peut naître chez l'individu un sentiment de révolte.
par Zammit
publié dans :
Travaux graphiques