Mercredi 11 avril 2007
Come back to the roots, nineteen eighty-four!
Le plus beau battle de tout les temps, merci Kader.
par Zammit publié dans : Divers
Samedi 7 avril 2007

Conception et mise en page de la revue Sport à vif.
sorti en avril 2007 - 84 pages - 20 x 26 cm - 2500 exemplaires.

Projet scolaire en partenariat avec le Centre de formation des journalites. Le groupe de travail était constitué de 7 étudiants en design graphique (Ensad) : Agnès Ardilouze, Rémi Engel, Seungwon Lee, Alexis Mazurelle, Thibaud Meltz, Simon Rivero et Adrien Zammit.
3 étudiantes en photographie (Ensad) : Cécile Henryon, Victoire Le Tarnec et Ouidade Soussi-Chiadmi.
et 5 étudiants en journalisme (CFJ) : Gabriel Bourovitch, Matthieu Deprieck, Septime Meunier, Marc Préel et Marion Senant.

Un site web, créé par Rémi Engel, accompagne la revue : http://sportavif.ensad.fr.


Quelques notes pour ceux que cela intéresseraient ;-)

Le thème de la violence dans le sport a été imposé par les journalistes qui voyaient là une manière 'différente', 'originale' de traîter du sport. Notre travail n'arrivait qu'ensuite : quel parti prendre vis-à-vis d'un sujet imposé avec lequel nous étions en désaccord?
Accompagner cette thématique au pied de la lettre nous aurait sûrement ammené à un magazine 'noir' et pessimiste. L'idée a donc était le contraire : prendre à la dérision la gravité souvent caricaturale des articles, ammener une tension et ainsi essayer d'ouvrir la lecture à la critique.
Par l'utilisation de couleurs, de graphismes symboliques voire abstraits, de contrastes entre textes et photographies, d'un traitement du texte très sobre (type revue littéraire) et subtil, de papiers agréables (papier mat recyclé et portfolio photo sur papier glacé) nous voulions créer un écart entre le contenu du texte et son lecteur, qu'il n'y ait pas une immersion complète dans la tristesse du propos. Une distance nécessaire pour conserver un avis critique.
Pour l'organisation du travail graphique, complexifiée par la présence de 7 étudiants pour la même tâche, nous avons individualisé le travail le plus tard possible et n'avons pas défini de hiérarchie. Tout d'abord, après avoir défini ensemble des éléments de l'identité (typographies, format, papiers et grille) nous avons renforcé celle-ci en inventant un répertoire formel simple : nous nous sommes arrétés sur trois vues d'un même podium (pour les trois parties de la revue), un choix esthétique. Ensuite nous pouvions utiliser ceux-ci pour composer nos pages et le site internet. L'objectif était d'offir une identité forte à la revue, qu'il y ait des changements de rythmes mais un effacement de nos différences de 'styles'.

Cette expérience très professionnelle n'est malheureuseument pas allée jusqu'à une réflexion sur les enjeux contemporains de la presse.
Le projet s'est avéré très difficile, notamment dans l'échange houleux avec les 'journalistes', si jeunes et déjà formatés à la consensualité des médias actuels. Ajoutons à cela leur mépris (pour la plupart) de la valeur artistique de nos métiers. Triste exergue d'un système qui abandonne toute sensibilité pour une efficacité pragmatique réductrice et anesthésiée. Le résultat manque, je pense, d'engagement et de prise de risque mais la facture très léchée est cependant une bonne réponse à la médiocrité des journaux sportifs actuels.
Samedi 7 avril 2007

Deux autres projets, en parallèle de la revue Sport à vif, ont été menés par deux autres groupes d'étudiants et professeurs.

Le magazine Une génération se la raconte en partenariat avec des étudiants en journalisme du CFJ (voir le site internet).
Le livre expérimental Diaporama en partenariat avec l'artiste Pierre Leguillon et des étudiantes en histoire de l'art de l'Ecole du Louvre.

(P.S. Excusez-moi de n'avoir pas pris de photographies de pages de ces projets.)
Vendredi 6 avril 2007

- Mais où est Fréderic Alzéari?
- Il est à Dubaï.
- Pourquoi?
- J'en sais rien.
- Et...?
- Et bien Aladdin, si tu es si curieux va voir de temps en temps son site!
par Zammit publié dans : Divers
Mercredi 4 avril 2007
Pour en finir à propos des Beaux-arts de Valence, voilà quelques choses à voir également (je transmets juste un mail de Patrick).



    Un travail d'édition superbe de Gregory Ambos regroupant de nombreuses interviews et textes théoriques traitant du design graphique : Popular Standard.
    Le générateur de graphisme Easydesign par Pascal Chirol.
    Mathieu Mermillon, en 5me année à l'Esad Strasbourg.
    Benjamin Gomez qui travaille avec Maroussia Janelle.
    Le blog de l'Erba Valence.
Mardi 3 avril 2007
Suite à ma découverte de cette école des Beaux-arts (cf. le colloque AAA), je ne peux que constater qu'il s'agit d'un vrai réservoir d'intelligents graphistes. Les plus célèbres sont s'en aucun doute DeValence (nom choisi par dérision).
Et puis, issus de la génération suivante et maintenant installés à Lyon, Patrick Lallemand et Pierre Delmas Bouly :


Rhouaa, photo choc (on peut voir que Pierre est alcoolique).
Leur célèbre agence s'appelle Super-script et les deux compères s'affairent à des expérimentations multimédias comme à des travaux typographiques (malheureuseument leur site ne rend pas vraiment compte de toute leur gourmandise).


On leur doit le fameux magazine Ink, dont le numéro 0, 'autour de la lisibilité', a remporté un franc succès. Le numéro 1, où les participants seront multipliés, est en route et sera prêt pour le festival de Chaumont...
Lundi 2 avril 2007

Le 11 et 12 mars s'est tenu le colloque AAA à l'Ecole régionale des beaux-arts de Valence. Un évènement très riche qui s'accompagne jusqu'au 16 avril d'une exposition des travaux de certains graphistes-conférenciers au Lux, scène nationale de Valence.

Petit résumé subjectif. Parmi les intervenants et dans l'ordre de passage, nous avons eu droit à :

Mercredi 11, après une matinée introductive et 'universitaire', puis un buffet libanais,
modérateur : Jean-Marie Courant, graphiste.
Catherine de Smet, historienne de l'art et critique. Elle nous a fait un petit diaporama à propos des signatures des graphistes (énumération non-exhaustive des manières de signer). Une intervention tout à fait creuse qui a eu le mérite de ne pas solliciter notre intelligence pendant la digestion.
Armand Mevis du studio Mevis & Van Deursen, Amsterdam. Présentant notamment des catalogues d'exposition, Mevis nous a montré une cascade d'expérimentations imprimées, des livres singuliers où le lecteur ne peut qu'être surpris. Les yeux gourmands auront été charmés.
Philippe Millot (S P Millot). Une démonstration d'intelligence liée avec une pincée de cynisme ont séduit l'amphithéatre entier: avec sa perfection typographique, ses trouvailles admirables et sa relation au commanditaire, le travail de Philippe et son 'show' subtil méritent les honneurs.
Laurent Fétis. Comment passer après l'excellence? Et bien Fétis n'est pas passé, il est resté en travers de la gorge. Nonchalance ou non-intelligence, 'désuet' comme il le dit lui-même, les livres qu'il nous a montré (comme la monstration) se sont révélés très ennuyeux.

Jeudi 12, matin
modérateur : Jérôme Delormas, directeur du Lux et précedemment de La Ferme du Buisson.
Max Bruinsma, critique indépendant. Bof.
André Baldinger et son commanditaire Laurent Gutmann, directeur du Centre dramatique de Thionville-Lorraine, ont présenté l'identité et les affiches du Centre. Sacré André, voilà les dégradés, les jeux symboliques et typographiques, tout n'est pas convainquant mais on imagine que ces couleurs doivent aller à ravire à la Lorraine.
Vier 5 (Marco Fiedler et Achim Reichert) et leur commanditaire Pierre Bal-Blanc, directeur du Centre d'art contemporain de Brétigny. Positionnés comme 'artistes', Vier 5 opte pour une position radicale où la lisibilité passe après leur liberté, où la forme ne cherche pas à faire sens. Ce qui convient très bien à P. Bal-Blanc qui leur donne pleine confiance.
Gerard Unger, typographe hollandais. Il a abordé la création du Capitolium, initialement prévu pour la signalétique du jubilée de l'an 2000 au Vatican. La rigueur et la finesse de ce projet a impréssionné, Unger peut être apprécié comme un typographe 'modèle'.

Jeudi 12, après-midi
modérateur : Luc Dall'Armellina, enseignant.
Madeleine Aktypi, écrivain, cinéaste et théoricienne des médias. J'ai dormi.
Lucas de Groot, typographe hollandais. Cet homme est fou (fou-génial). Les amateurs de typographie doivent, dès maintenant, se munir d'idôles à son honneur.
George Legrady, professeur des médias intéractifs à Santa Barbara (Californie). J'avoue que n'étant pas un accroc de 'la visualisation de bases de données', cette intervention m'a paru bien longue en plus de rentrer tardivement dans le vif du sujet.

Jeudi 12, conclusion ouverte
Pierre-Damien Huyghe, philosophe et professeur à la Sorbonne. Cette intervention d'un intellectuel abordant les liens entre design et société était très nourissante. Malheureuseument pour notre homme et nous-mêmes, les auditeurs étaient très fatigués de ces deux jours très (trop?) denses. Huygue pose et répond à la question : "Aujourd'hui, étant donné l'industrie actuelle, l'esthétique industrielle est-elle possible et est-elle profitable pour Nous?" Sa réponse (sa thèse) laisse penseur.

Pour résumer ce colloque, je me dirais impréssionné par les moyens mis en oeuvre: quantité et qualité des intervenants, gratuité de l'évènement et très bon acceuil. Si on feme les yeux sur les quelques intervenants somnifères et l'impossibilité d'ouvrir de réelle tables rondes ouvertes aux questions (faute de temps), il reste un panorama très riche et optimiste de la création graphique (dans l'édition et la typographie notamment). C'est étonnant de voir que l'évènement ait été oublié par la presse (semble-t'il) et par les professionnels.
Cette école de Valence est agréablement surprenante.


Remerciements
à Alex(andru) et Xavier (et un peu aussi Emilie) qui m'ont motivé à les suivre, à Annick Lantenois (initiatrice de la manifestation) et à toutes les personnes qui ont participé à organiser ces deux jours, aux parents de Xavier pour leur acceuil, à Patrick, Pierre et Tom pour m'avoir laissé une place dans la voiture.
Lundi 2 avril 2007

vu à Lyon.
La droite voit rouge et moi gris.
Mardi 27 mars 2007

J'aime Serge Dassault (non je rigole). Voila une petite interview effrayante (29 novembre 2004).
Serge Dassault c'est le député Ump de l'Essonne, le directeur de Dassault Aviation (avions de chasse notamment), le propriétaire de la Socpresse (L'Express, Le Figaro, ... 70 titres au total) et évidemment titulaire de la Légion d'Honneur.

La source de cette interview c'est Le Plan B, un journal qui s'attache à nous émanciper du flot épais de toute la malhonnête consensualité des médias (pour être poli). Je vous invite à lire les articles en ligne pour commencer. Et finissons par ici avec une jolie carte du PPA! Ah! Ah! Ah!
Lundi 26 mars 2007

Affiche sélectionnée au concours 'étudiants tous à Chaumont!'
mars 2007 - format 60 x 80 - impression jet d'encre

A lire, pour accompagner, une interview de Serge Latouche.

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